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Sommaire / C'est vrai ?

En quoi une
valeur est-elle «
vraie » ou « fausse » ? Ou encore opérationnelle ou pas ? Une autre question pourrait être : en quoi sommes-nous convaincus de certaines choses, et en quoi faisons-nous semblant de croire d’autres choses ?
Être, ou vivre, en accord avec certaines
valeurs entraine le fait de croire à certaines choses plutôt qu’à d’autres. Une personne pour laquelle la liberté sera prioritaire n’aura pas la même façon d’organiser ses idées qu’une personne qui met de l’importance dans la peur. Il n’est pas question ici de juger l’un ou l’autre, mais de se rendre compte que cela focalise les intérêts différemment. L’adhésion à certaines
valeurs va organiser notre façon d’être persuadé de quelque chose, de s’engager. Cette adhésion ne devra pas être uniquement conceptuelle, mais également ressenti, vécue.
Lorsque nous avons la
conviction de quelque chose, nous n’avons pas de doute à son sujet : nous la ressentons
vraie ! Cela demande une certaine intégrité, c’est
vrai à 100 % ! Si c’est
vrai à 75 %, ce n’est pas tout à fait
vrai. Créer une réalité demande d’en être totalement convaincu.
Il est aisé de percevoir les effets de notre niveau de
conviction en observant le monde dans lequel nous vivons, tant au niveau personnel, qu’au niveau collectif. Au niveau individuel, nous en sommes les seuls juges, c’est à nous de faire parfois quelques bilans pour voir où nous en sommes et rectifier le tir de temps en temps.
Au niveau collectif, c’est bien plus étrange : nous sommes convaincus (au point de le percevoir ainsi) de vivre dans un monde où pratiquement toutes nos valeurs profondes semblent être bafouées. Nous y voyons la pollution, la malnutrition, les affaires louches, les guerres, les tortures, la pédophilie, le racisme... ! Et pourtant c’est aussi notre monde, nous devons bien y être pour quelque chose, de près ou de loin...
Questions : au niveau collectif, sur quelle(s)
valeur(s) avons-nous misé notre attention ? Quelles créations avons-nous co-créé ?
Réponse (?) : il suffit de regarder la télé !
Question : sur quoi avons-nous misé pour avoir de tels résultats ?
Réponse (?) : sur l’idée qu’au fond, les choses se feraient d’elles-mêmes, que quelqu’un trouverait bien des solutions.
Question : en quoi cela était-il un avantage de jouer ainsi ?
Réponse (?) : n’étant pas forcément conscients que nous étions à l’origine d’une oeuvre collective, nous avions au moins un certain confort, avec la télé.
Commentaires : il ne s’agit pas de sortir avec des drapeaux pour créer une révolution contre quelque chose. Ou encore de trouver l’Ennemi Invisible, le Coupable Suprême. Apparemment nous avons été lâchés dans ce jeu planétaire sans le mode d’emploi et après tout, pourquoi pas ? C’est à nous de nous adapter, en toute humilité et d’inventer de nouveaux jeux où les choses peuvent progresser différemment, plus en accord avec ce que nous imaginons être nous-mêmes.
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 Le Liquidator
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